Ne pas avoir peur : le passage

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Ne pas avoir peur : le passage

Message par gabé le Lun 3 Oct 2016 - 3:04

[size=45]A quoi cela ressemble, de mourir ? Ces scientifiques qui étudient de près la question [/size]

Que ressent-on lorsque la vie nous quitte ? Années après années, la science s'en fait une idée un peu plus précise. Et apparemment, cela ne serait pas douloureux, au contraire.

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Mourir. Voilà l'une des peurs existentielles, si ce n'est la plus grande, qui habite l'homme. Que se passe-t-il après ? Y a-t-il seulement un "après" ? Personne ne peut dire mot sur le sujet. Quitte à ne pas pouvoir percer ce mystère-là, que se passe-t-il au moment de la mort, à l'instant précis où l'on laisse s'échapper notre dernier souffle ? Que ressent-on, quand, tel un équilibriste au-dessus du vide, on bascule du royaume des vivants à celui des morts – à supposer qu'il y en ait un ? C'est un sujet que la science explore encore, aidée des témoignages de personnes qui, l'espace d'un instant, ont bien failli trépasser.
Alors que se passe-t-il dans cette salle d'attente qui précède la mort définitive ? Et est-ce douloureux ? Le média The Atlantic nous donne quelques éléments de réponse.

"Mort active"

Grâce aux avancées de la science, nous sommes capables de garder des patients souffrants en vie plus longtemps. Là où la fièvre ou des blessures physiques pouvaient nous emporter en une nuit, les soins prodigués dans les hôpitaux permettent maintenant de nous faire tenir le temps de la guérison. Pour les maladies les plus résistantes, comme le cancer, une médecine lourde peut rallonger le fil de la vie. Ce qui nous a amenés à pouvoir observer la mort plus précisément, dans un processus plus lent et décomposé, à force d'efforts de la part des médecins pour nous garder en vie et nous préserver de la douleur.
On peut considérer que la mort est annoncée par quelques signes avant-coureurs. "Environ deux semaines avant le dernier souffle, les personnes mourantes deviennent trop malades, trop confuses, ou trop inconsciences, pour nous dire ce qu'elles expérimentent", indique à The Atlantic Margaret Campbell, une infirmière à l'Université de Wayne State, à Detroit (Michigan, États-Unis). La mort est décrite par les personnes qui l'observent, mais qu'en est-il pour celles qui s'en rapprochent ? Comme le remarque James Hallenbeck, un spécialiste des soins palliatifs de l'Université de Stanford (Californie, États-Unis), la mort est comme un trou noir : une fois son horizon dépassé, il n'y a pas de retour en arrière, et nul ne peut dire ce qui s'y trouve au-delà. Les instants qui précèdent la mort clinique sont appelés "mort active", bien que la personne puisse encore se tenir debout selon ce que la maladie dont elle souffre lui permet de faire. "À ce moment-là, les mourants commencent à perdre leurs sens et leurs désirs dans un certain ordre. Tout d'abord la faim, puis la soif. Vient le tour de la parole, suivie de la vision. Les dernières facultés abandonnées sont généralement l'écoute et le toucher", explique Hallenbeck dans son livre Palliative Care Perspectives.

Activité cérébrale débordante

Les moments qui précèdent la mort sont-ils douloureux ? On peut notamment penser, pour ceux qui l'ont déjà observé, à ces râles que poussent les personnes à l'agonie, suivant les soubresauts de la respiration. Graves, macabres, effrayants, ils hérissent le poil et signent souvent les derniers instants du malade, qui se dit-on, doit souffrir malgré son état généralement inconscient. La réponse des scientifiques à ce sujet est réconfortante : ils estiment que ces bruits rauques sont dus à l'asséchement de la gorge du patient, incapable de tousser ou de déglutir, et n'entraînent pas de souffrance. Les instants qui précèdent la mort sont-ils douloureux ? Parfois oui, parfois non, explique Campbell : "Il existe des conditions dans lesquelles la douleur est inévitable, et d'autres dans lesquelles les patients s'assoupissent tranquillement, sans paniquer". Également, une maladie impliquant des douleurs chroniques n'implique pas forcément une mort douloureuse, et inversement. Par exemple, les malades de cancer – une maladie qui peut ne pas être douloureuse – ont généralement besoin de soins palliatifs dans leurs derniers instants pour se sentir à l'aise.



Si la science ne sait pas si les patients vivant leurs dernières heures sont dans un état inconscient ou celui d'une conscience partielle, il apparaît que le cerveau, pour résister à la mort, décide de mettre hors service les autres organes les uns après les autres, comme si le vieillissement était brutalement accéléré. "Il sacrifie les zones qui sont les moins critiques à la survie", précise à The Atlantic David Hovda, directeur au Centre de recherche des maladies du cerveau à l'Université de Californie à Los Angeles (États-Unis). Et c'est au moment où le cerveau commence à faiblir que la mort est proche. Jimo Borjigin, neuroscientifique à l'Université du Michigan (États-Unis), a remarqué chez les animaux qu'elle étudiait que l'activité cérébrale connaissait un pic juste avant leur mort.
À la suite d'une autre étude, Borjigin a conclu que peu avant que l'animal décède pour de bon, de nombreux composés neurochimiques étaient relâchés par le cerveau. De quoi expliquer les expériences surréalistes des personnes passées à deux doigts de la mort, notamment celle d'un long tunnel au bout duquel parvient une lumière blanche. "Et soudain, toutes les régions du cerveau sont montées en puissance et se sont synchronisées",raconte-t-elle. Des caractéristiques que l'on associe à la cohérence. Et de continuer : "Ces paramètres sont très utilisés pour analyser l'état de conscience d'humains éveillés. Nous pensons donc que lorsque vous êtes alertes ou excités, il se passe la même chose dans votre cerveau que dans celui d'une personne en train de mourir".

Sentiment de compréhension absolue du monde


Et ce qui se passe dans la tête de ces personnes est stupéfiant. Les patients qui ont été ramenés à la vie à ce moment-là témoignent de visions surréalistes, durant lesquelles ils se sentaient sortir de leur enveloppe corporelle et observent leur propre corps allongé sur le lit d'hôpital, revivaient des souvenirs enfouis dans leur mémoire, ou bien retrouvaient leurs proches précédemment décédés. Des visions plus vraies que nature, que ceux et celles qui les ont expérimentées disent accompagnées d'un sentiment profond d'apaisement et d'une compréhension absolue du monde. Des moments extrêmement plaisants malgré les circonstances, qui seraient expliqués par les hormones relâchées dans le cerveau à ce moment-là, telles que la dopamine, un neurotransmetteur associé au bonheur.

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Re: Ne pas avoir peur : le passage

Message par danouche le Lun 3 Oct 2016 - 5:00

Dur cet article ange gabe
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Re: Ne pas avoir peur : le passage

Message par Risiol le Lun 3 Oct 2016 - 5:53

dur et rassurant en même temps! certaines phrases me donnent des frissons en me rappelant mon épisode d'il y a 1 1/2 ans. je pense que le pire est de faire le deuil de sa propre vie et non la peur de mourir.

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Re: Ne pas avoir peur : le passage

Message par gabé le Lun 3 Oct 2016 - 6:30

je suis comme RISIOL çà rassure !!

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Re: Ne pas avoir peur : le passage

Message par soaz le Lun 3 Oct 2016 - 6:42

Je ne sais pas à quel point on peut se représenter à quoi ressemble le passage. D'ailleurs est-ce que savoir rendrait les choses plus faciles?  Je me dis que c' est peut-être du même ordre que la naissance? 
En ce qui me concerne, comme beaucoup de gens je crois, j'ai plus peur des circonstances de la fin de vie que du moment du passage proprement dit.  On verra...

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Re: Ne pas avoir peur : le passage

Message par Risiol le Lun 3 Oct 2016 - 10:29

je pense comme toi aussi Soaz... et comme notre naissance.... on ne s'en souviendra pas clin d'oeil 
Je me dis que c' est peut-être du même ordre que la naissance? 

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Re: Ne pas avoir peur : le passage

Message par Seshat le Jeu 10 Nov 2016 - 9:32

Moi j'ai peur de la souffrance physique, pas de la mort qui, souvent, est une délivrance. Je pense aussi que la naissance doit être plus douloureuse que la mort. Forcer le passage pour passer d'un cocon douillet à un monde inconnu, rempli de bruit, de lumière aveuglante, de mains qui vous tripotent, qui vous pèsent, vous mesurent, vous obligent à marcher. Ça, ça doit être traumatisant.
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